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Mon burn out


Il est toujours bien difficile de commencer un article comme celui-ci. J'ai peur de m'éparpiller et de ne pas savoir par où commencer. Je me suis donc fait une petite liste afin d'essayer au mieux de ne pas me mélanger et de garder un ordre chronologique qui vous facilitera la compréhension de cet article. Je ne vais pas donner de dates, de lieu, de noms.. Je peux aussi vous dire que je vais mieux, même si je reste encore sensible à certaines choses. Pour la petite info, je suis auxiliaire de puériculture et travaille en crèche.


Le burn out est un état d'épuisement physique, émotionnel et mental lié à une dégradation du rapport d'une personne à son travail.

Mon burn out a commencé un mois de mai. Ce fut une succession de choses déplaisantes que j'ai remarquées au sein de l'établissement, ainsi qu'une surcharge de travail que je ne pouvais plus supporter. Mon état se sera dégradé de jour en jour. J'avais perdu toute motivation dans mon métier et pourtant, je continuais de me démener pour pouvoir accompagner les enfants au mieux. Aller travailler, se surcharger, endurer, rentrer, pleurer, faire des insomnies, me lever à nouveau et réitérer la même journée. Mon quotidien formait à présent une boucle infernale dont je ne pouvais me détacher. Je commençais alors à avoir des migraines, qui furent un peu plus fortes de jour en jour.   Celles-ci n'arrangeaient en rien mes journées. J'étais sans cesse épuisée, lessivée. Mon appétit avait totalement diminué et mon sourire c'était peu à peu dissipé. Il m'était également devenu impossible de travailler avec certaines personnes qui ne faisaient pas grand-chose à par regarder les quatre murs. Et lorsque vous travaillez dans la petite enfance, il est impossible de tout lâcher, vous devez être présent pour les enfants même si d'autres ne le sont pas. Alors vous continuez de vous démener pour eux, parce que ce sont eux qui vous donnent encore la force de tenir le coup et aussi, parce que vous, contrairement aux autres, vous avez une conscience professionnelle. Devoir sans cesse répéter à certaines personnes ce qui doit être fait, s'apercevoir que ces personnes ne vous écoutent pas et continuent de rester assises en vous ignorant.  Faire alors le travail pour deux, pour trois, pour quatre.. Hélas, au bout d'un moment, votre corps finit par lâcher, il vous dit stop, tout comme votre mental. Vous craquez et sombrez..

C'est à ce moment-là qu'un lundi soir, en rentrant du boulot, j'ai enfin pris conscience de tout ça. Il m'était impossible de continuer à vivre cette vie. J'ai donc décidé de me diriger chez le médecin. En m'installant face à elle j'ai lâché toute cette souffrance qui s'était accumulée durant de longs mois. J'ai pleuré pendant des minutes qui me parurent des heures. Il m'était impossible de m'arrêter. Elle a été à mon écoute et m'a rassuré comme elle le pouvait. Je lui ai tout raconté dans les moindres détails  et le diagnostic ce fut: 

Burn out. Ce mot que l'on entend souvent dans la bouche des autres, ce mot qui fait peur à attendre. Celui auquel on ne veut pas être associé..

En rentrant, je me sentais en quelque sorte soulagé d'avoir enfin pu vider mon sac. Il fallait à présent que je me recentre sur moi-même. Ce qui ne fut pas facile. Elle m'avait donné un bout de papier avec l'adresse d'une psychologue en me disant qu'il serait bien de prendre rendez-vous avec elle afin que je puisse parler. Mais il me fut impossible de composer son numéro. J'eu un gros blocage par rapport à ça.. Je passais donc la première semaine dans le noir complet, volets fermés. Je me sentais mal à l'idée de laisser les enfants. Je ne pensais qu'à ça.. Au début de mon arrêt-maladie il m'était impossible de couper totalement avec la structure.. Je recevais beaucoup d'appels et de sms de collègues qui ne me voulaient pas forcément du bien. Je n'arrivais pas à déconnecter et j'ai fait l'erreur de lire chaque sms, chaque jour et même d'y répondre. Tout ceci n'arrangea en rien ma situation. Par la suite, je me suis renfermée sur moi-même et ne voulais plus sortir. Je n'avais envie de rien. Je passais le plus clair de mon temps dans mon lit à regarder les quatre murs et à pleurer sans cesse. 

En voyant que ma situation ne s'arrangeait pas, je pris sur moi et la semaine qui suivit, je pris directement rendez-vous chez le médecin. Arrivée sur place elle constata que j'étais en début de dépression.. Elle me dit qu'il était très important que je puisse couper totalement avec le boulot. Ne plus répondre, ignorer et même bloquer. Que je devais absolument sortir et prendre l'air, passer du temps avec mes proches, me reconstruire, et surtout que je prenne rendez-vous avec la psychologue. C'est à ce moment-là aussi qu'elle me prescrit des  antidépresseurs.  Je n'avais vraiment pas envie de commencer avec ce genre de chose. Je suis d'ailleurs toujours très réticente en ce qui concerne cette prise. Je ne les ai donc pas pris..

Mes parents ont été très présents pour moi et au bout d'un moment j'ai même fini par sortir de mon trou. Je me suis beaucoup baladé avec eux. Ils m'ont également invité à plusieurs reprises au restaurant. Mon copain m'a même fait la surprise de venir quelques semaines. Durant ce mois d'arrêt, j'ai petit à petit repris gout à la vie. J'ai redécouvert les choses sous un nouvel angle. J'arrivais enfin à me faire plaisir et à me découvrir de nouveaux passe-temps. J'ai recommencé à lire, moi qui avais subitement arrêté des années plus tôt. Aujourd'hui encore, cette activité arrive à m'évader de la réalité. Je me suis beaucoup promené et j'ai découvert de nouveaux paysages, je n'ai pas arrêté de prendre divers clichés lors de cette période. Un vent de liberté planait à mes côtés et je me suis retrouvée avec moi-même. 

Après ce mois, j'étais censée retourner chez le médecin afin de faire un bilan de mon état.. Je n'y suis jamais allée. J'ai décidé à la place de prendre sur moi et de retourner travailler. Ce n'était pas forcément la meilleure idée, mais il ne me restait qu'un mois de travail avant les vacances d'été. Ma conscience professionnelle a pris le dessus.. Ce fut un mois très difficile mais j'ai eu la chance d'être entourée de bonnes personnes à ce moment-là. J'ai également fait le choix de changer de section pour l'année à venir. Ce fut accepté par la direction que je remercie encore pour tout. À mon retour, je ne pensais absolument pas être autant soutenu. Les personnes nuisibles quant à elles, allaient partir et ne seraient plus présentes à la rentrée prochaine. Ce qui me soulagea profondément. 

Un an s'est écoulé depuis mon burn out et à l'heure d'aujourd'hui, je peux constater que ma sensibilité à atteint un haut niveau. Ce burn out et cette dépression m'auront fortement affecté. Certes, je ne suis plus la même qu'avant, mais maintenant je sais dire STOP quand ça ne va plus. Je n'ai également pas été voir la psychologue et je pense qu'un jour il serait bien de franchir ce pas. 

Je ne me suis pas vraiment attardée sur les détails, je voulais faire au plus simple pour cet article qui était assez bien difficile à écrire. N'hésitez pas à venir me parler si vous avez été ou que vous êtes dans cette situation, je saurai vous écouter.

Commentaires

  1. Fier de toi mon amour !

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  2. Un article très poignant! Bravo pour cet article! Je suis fière de toi ma fille ❤️

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  3. Super article, merci de nous faire part de ton expérience et de réussir à te dévoiler ainsi, rien n’est jamais facile ! Et ce que tu as vécu ne l’est certainement pas, mais avec ton article réussir à reprendre espoir et se dire avec de la volonté, de la patience et de ne jamais oublié de s’écouter avant tout, on peut guérir, et grâce à cette terrible expérience tu n’en ressortira que plus forte ❤️.

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